Publicité
2 septembre 2010
 
Économie
le jeudi 2 juillet, 2009
Air Canada: le plus important syndicat dit non
Portrait de acadie_nouvelle
Par: L'Acadie NOUVELLE
Cliquez la photo pour l'agrandir
Air Canada tente d’obtenir 600 millions $ sous la forme de prêts afin de survivre à la récession. (Archives)

TORONTO - Le plus important syndicat d’Air Canada a rejeté de justesse, mardi, une proposition de la direction de la société aérienne, en difficulté financière, compliquant du même coup les efforts de redressement tentés par l’entreprise.

Les membres de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA) ont refusé dans une proportion de 50,8 % une proposition de l’employeur qui prévoyait le gel de leurs salaires jusqu’au 31 mars 2011.

Le porte-parole du syndicat, Bill Trbovich, a expliqué, mardi soir, qu’après avoir subi une série de réductions de salaires au cours des six dernières années, les travailleurs étaient contrariés par la perspective de nouveaux sacrifices.

M. Trbovich a reconnu que le vote menaçait de ralentir les efforts d’Air Canada afin d’obtenir l’accord du gouvernement fédéral pour différer pendant une période de 21 mois les prestations de pension.

L’AIMTA représente environ 10 000 employés mécaniciens, électriciens, préposés aux bagages et agents de fret d’Air Canada.

Par voie de communiqué, hier, la société aérienne a dit avoir été informée du résultat du vote tenu par les membres de l’AIMTA.

Elle a ajouté que les deux parties «se rencontreront dans les plus brefs délais pour discuter des prochaines étapes du processus».

La proposition de moratoire sur la capitalisation des régimes de retraite avait précédemment été acceptée par les employés de bureaux du transporteur, dans une proportion de 93,2 %, et par ceux des finances (87,5 %).

Air Canada affirme avoir besoin sans plus tarder d’un gel des prestations de retraite.

Le transporteur tente d’obtenir 600 millions $ sous la forme de prêts afin de survivre à la récession.

Une option à envisager pourrait être de ramener dans le dossier James Farley, ancien juge de l’Ontario, afin de trouver une solution. Début juin, Ottawa avait désigné M. Farley à titre de médiateur pour persuader les cinq syndicats d’Air Canada d’appuyer la proposition de la société.

Les accords avec le syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile et l’Association canadienne des régulateurs de vol ont été ratifiés. Le processus de ratification se poursuit avec l’Association des pilotes d’Air Canada et le Syndicat canadien de la fonction publique.

 
Autres nouvelles sous économie
 
 
 
 
Publicité
 
 
RDÉE présente l'économie du savoir
 
La une
 
Publicité