Publicité
2 septembre 2010
 
Actualités régionales
le mardi 24 mars, 2009
Pêche au homard: «le pire semble à venir»
«Photo 1 de 2»
Cliquez la photo pour l'agrandir
Le président de l’Union des pêcheurs des Maritimes, André Martin (au centre), discute avec des pêcheurs qui ont assisté au 32e congrès annuel de l'UPM. À la une, quatre pêcheurs de Pointe-Sapin, Roland Daigle, Michel Robichaud, Elmo Richard et Alvin Robichaud, participent au congrès annuel. (l’acadie nouvelle: bruno richard)

DIEPPE – Les homardiers craignent le pire pour la prochaine saison de pêche.

L'Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) a tenu son 32e congrès annuel, dimanche et hier, au Palais Cristal de Dieppe.

Le thème - «La crise de l'industrie du homard: quelle est la recette de survie?» - était représentatif du sentiment d’urgence qui anime les homardiers, qui ont connu une saison décevante en 2008 principalement en raison de l'explosion des dépenses (essence et appâts) et de la chute des prix du crustacé.

«Le pire semble à venir. Il y a beaucoup de homard sur le marché et on ne parle pas de bons prix. Je ne suis pas encore de l'arrière, mais deux ou trois années comme la dernière et c'est certain que je vais avoir de la difficulté à arriver, et je ne suis pas le seul dans cette position», a indiqué Jean-Denis Gaudet, un jeune pêcheur de Pointe-Sapin.

Lucien Thibodeau, de Baie-Sainte-Anne, est également préoccupé par les prix du homard.

«Il faut faire un profit, sinon nous ne serons pas dans la pêche longtemps», a-t-il indiqué.

Il n'y a pas que le prix qui inquiète le président du local 1, Réjean Comeau. 

«Est-ce que nous allons être capables de vendre notre homard toute la saison?», s’interroge le pêcheur de Val-Comeau.

Le président de l’Union des pêcheurs des Maritimes, André Martin, a les mêmes préoccupations que ses collègues.

«Est-ce que je vais être rentable? Une chose est certaine, nous n'allons pas baisser les bras. Nous voulons avoir l'appui des gouvernements», a lancé celui qui pêche à Baie-Sainte-Anne. 

Le directeur général de l'UPM, Christian Brun, souhaite que les gouvernements donnent un coup de main aux pêcheurs qui en ont besoin. 

«Nous avons une situation très sérieuse qui s'en vient dans la pêche au homard. C'est relié aux problèmes économiques globaux. Les gouvernements, tant du côté provincial que fédéral, n'ont pas pris notre situation au sérieux. Ils ne se sont pas suffisamment montré le bout du nez et ils n'ont pas démontré de leadership», a laissé tomber le directeur général de l'UPM.

Le ministre des Pêches néo-brunswickois, Rick Doucet, a déjà affirmé qu’il ne débloquera pas de fonds pour venir en aide aux pêcheurs de homard ce printemps, quoi qu’il arrive.

En bref

Comme les inventaires entreposés de produits transformés sont actuellement très élevés, il existe des chances que le prix offert aux pêcheurs chute aux environs de 2,50 $ à 3,00 $ la livre, a avancé le directeur général de l’UPM, Christian Brun, dans une récente entrevue... L'industrie canadienne du homard de l'Atlantique recevra une aide à la commercialisation de près d'un demi-million de dollars, a-t-on appris récemment. Le projet visera à la fois à maintenir l'accès au plus important marché de l'industrie du homard, soit les États-Unis, et à développer des marchés émergents, plus particulièrement en Europe et en Asie. Le Programme international du Canada pour l'agriculture et l'alimentation du ministère de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire Canada versera 328 750 $. Les gouvernements de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard contribueront au projet en investissant une somme supplémentaire de 126 250 $... En décembre 2008, des pêcheurs de homard du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse se sont rendus à Dieppe pour vendre leurs prises. Ils recevaient 3,25 $ la livre au quai contre 5 $ la livre en vendant aux particuliers.... En 2008, au Nouveau-Brunswick, les trois espèces les plus importantes quant à la valeur ont été le homard

(14 213 tonnes évaluées à 364 millions $), le saumon atlantique d’élevage (23 752 tonnes évaluées à 161 millions $) et le crabe des neiges (9514 tonnes évaluées à 91,7 millions $).

 
Autres nouvelles sous actualités régionales
 
 
 
 
Publicité
 
La une
 
Publicité