
FREDERICTON - La Société médicale du Nouveau-Brunswick se sent trahie par l'administration Graham, qui a récemment déposé un projet de loi gelant leur salaire sur deux ans, citant une situation économique difficile.
Les dirigeants de la Société médicale du N.-B. (SMNB) ont indiqué, hier matin, en conférence de presse, que le gouvernement provincial a eu à maintes reprises l'occasion de présenter ses inquiétudes quant à la crise économique, l'automne dernier, lorsque les deux parties négociaient les termes d'une nouvelle entente contractuelle de quatre ans.
«En fait, l'équipe de négociation de la Société médicale a soulevé cette question à laquelle le gouvernement a répondu qu'il n'était pas nécessaire d'en tenir compte», a dit le président de la SMNB, le docteur Ludger Blier.
Les médecins s'étaient dit d'accord pour un gel salarial pour les deux dernières années du contrat, soit en 2010-2011 et en 2011-2012, mais le gouvernement désire plutôt imposer un gel dès 2008-2009 et 2009-2010.
À noter que Fredericton n'a pas budgété de fonds pour les hausses salariales des médecins dans le budget provincial de cette année.
«Ça nous rend malades de voir que notre confiance a été violée quant au processus de négociation», a mentionné la présidente du conseil de la Société médicale du N.-B., la docteure Ann Collins, précisant que les médecins ont perdu leur confiance à l'endroit du gouvernement.
Le directeur général de la Société médicale, David Balmain, a indiqué que plusieurs associations représentant les médecins dans d'autres provinces ont joint la SMNB pour lui dire qu'elles n'en revenaient tout simplement pas de voir ce qui se passait au N.-B.
Le docteur Blier a mentionné que «le N.-B. crée un climat quelque peu hostile à la venue d'autres médecins», alors que toutes les autres juridictions au pays et les États-Unis sont en mode recrutement.
Le ministre de la Santé, Michael Murphy, a répliqué en précisant qu'une récession se pointait le nez à l'automne dernier, mais que personne ne pouvait en prédire l'ampleur.
«Dans les mois qui ont suivi, les revenus se sont écroulés. Les choses ont changé rapidement et dramatiquement», a indiqué le ministre Murphy.
Le leader de l'opposition, David Alward, a demandé au gouvernement de retirer le projet de loi du feuilleton des travaux de l'Assemblée législative.
«Si le ministre respecte vraiment les médecins au N.-B., est-il prêt à retirer le fusil de la tempe des médecins?», a lancé M. Alward.
Le ministre Murphy a indiqué que les projets de loi déposés par des gouvernements précédents contre les médecins ont laissé des cicatrices.
«J'aimerais ne pas faire cela. Nous avons une politique de restriction budgétaire en place et il faut la respecter. Mais il y a, par contre, d'autres manières de trouver un terrain d'entente», a mentionné le ministre de la Santé.
En bref... La Société médicale a convoqué ses membres à Fredericton, vendredi, pour décider de la marche à suivre en réponse à la décision gouvernementale. En 2001, les médecins, qui cherchaient une meilleure rémunération, avaient fermé leurs bureaux pendant trois jours en guise de moyen de pression. La direction de la Société médicale espère que la décision de ses membres aura le moins d'impact possible sur les patients... La Société médicale du N.-B. représente quelque 1500 médecins...
- Le Northrop Frye School
- Un parc d’énergie au N.-B.?
- Christine St-Pierre honorée
- Des appuis à Tracady Story
- Début des travaux au Moulin
- La gare du passé et du présent
- Un centre inauguré
- Nouveau centre médical
- Incendie à Dalhousie
- Un brayon sera juge aux É.-U.
- Une femme perd la vie
- Un détenu blessé
- Une adolescente meurt
- Spectacle réussi
- Hommage aux pêcheurs
- Louis Mailloux en vedette
- Jacques Bertrand revient grandi
- Le homard d’Escuminac dans les McDo
- Les prises ont été excellentes
- Un ministre des régions rurales
- Le N.-B. s'adapte
- Un détenu agressé
- Le lock-out se poursuit
- Un requin pêché au N.-B.
- Surplus de 4,9 M$









