FREDERICTON - Des groupes d'intérêts s'attendent à ce que le rapport de la Commission LeBlanc sur l'avenir de l'école francophone au Nouveau-Brunswick soit d'excellente qualité. La Société de l'Acadie du N.-B. craint cependant que la mise en œuvre des recommandations par le gouvernement soit renvoyée aux calendes grecques.
Le très attendu rapport de Gino LeBlanc, qui devait être rendu public à la fin de l'hiver et plus tôt ce printemps, sera enfin dévoilé, lundi, à Fredericton.
Le président de la Société de l'Acadie du N.-B. (SANB), Jean-Marie Nadeau, se montre sceptique quant à voir Fredericton prendre des mesures immédiates sur les recommandations, notamment en raison de la situation économique.
«Le concept principal reste toujours l'égalité réelle (entre les secteurs anglophone et francophone), soit que l'on ait des moyens équivalents. Mais ça ne nous intéresse pas d'avoir une égalité réelle dans la médiocrité», a indiqué Jean-Marie Nadeau.
«Quand on voit les coupes en éducation, peu importe les rapports les plus plantureux, les plus éloquents, s'il n'y a pas l'argent, ça nous mènera à quoi?», a continué le président de la SANB.
La présidente de la Fédération des conseils d'éducation de districts du N.-B., Anne-Marie Gammon, a dit avoir bon espoir que le document qu'a préparé Gino LeBlanc contiendra les éléments nécessaires afin que tous travaillent ensemble pour faire avancer l'éducation en français.
«Ce que j'aimerais voir, c'est que la communauté se prenne en main devant l'éducation et que l'éducation devienne un projet de société», a mentionné Mme Gammon.
Plusieurs sujets ont été abordés dans le cadre d'un forum organisé par la Commission en décembre 2008 à Fredericton. Ce forum a fait suite aux rencontres publiques qui ont eu lieu un peu partout en province à l'automne 2008.
L'assimilation des jeunes francophones dont les parents déménagent dans des régions à majorité anglophone a notamment été abordée. Bien que les écoles des régions de Fredericton et de Saint-Jean ont été agrandies, il n'en demeure pas moins qu'il existe des problèmes d'accessibilité.
«Si ces jeunes ne sont pas envoyés dans un système d'éducation francophone immédiatement, il y a de bonnes chances qu'ils continueront leur apprentissage dans la communauté anglophone», avait averti M. LeBlanc en décembre dernier.
Plusieurs parents de la banlieue de Saint-Jean réclament une école dans la Vallée de Kennebecasis, en raison du débordement à l'école Samuel-de-Champlain. Il y a un premier pas dans cette direction, alors qu'une classe de maternelle et une classe de 1re année devraient être installées à Quispamsis pour septembre (lire texte en page 8).
Anne-Marie Gammon a mentionné que le commissaire LeBlanc était près de la population, qu'il l'a écoutée et qu'ainsi son rapport reflétera ce qui lui a été dit.
M. Nadeau a d'ailleurs tenu à saluer le travail effectué par M. LeBlanc depuis septembre ainsi que la participation des 1200 personnes qui ont participé au processus de consultation.
- Le Northrop Frye School
- Un parc d’énergie au N.-B.?
- Christine St-Pierre honorée
- Des appuis à Tracady Story
- Début des travaux au Moulin
- La gare du passé et du présent
- Un centre inauguré
- Nouveau centre médical
- Incendie à Dalhousie
- Un brayon sera juge aux É.-U.
- Une femme perd la vie
- Un détenu blessé
- Une adolescente meurt
- Spectacle réussi
- Hommage aux pêcheurs
- Louis Mailloux en vedette
- Jacques Bertrand revient grandi
- Le homard d’Escuminac dans les McDo
- Les prises ont été excellentes
- Un ministre des régions rurales
- Le N.-B. s'adapte
- Un détenu agressé
- Le lock-out se poursuit
- Un requin pêché au N.-B.
- Surplus de 4,9 M$










