CARAQUET - La crise économique n'a pas eu raison, samedi soir, de la très courue et désormais traditionnelle vente à l'encan du Festival des arts visuels en Atlantique (FAVA). Le montant total des ventes s'est soldé à 22 115 $, ratant de peu le record historique de 2007, où les ventes s'étaient chiffrées à 23 000 $.
Le record personnel pour la vente d'une œuvre revient cette année à la jeune artiste peintre Annik Lauriault, de Caraquet. Sa magnifique toile intitulée Maisonnette a été adjugée à 2100 $. Rencontrée peu après la fin de l'encan, la jeune artiste était encore sous le choc.
«Je ne sais pas quoi dire. Je suis vraiment surprise! Ça fait du bien d'avoir de la reconnaissance comme celle-là! Il y quelque chose de magique qui s'est passé pour moi ce soir», a exprimé Annik Lauriault, avec un sourire qui en disait long.
La jeune artiste, qui a animé un atelier de création pour enfants samedi matin, a reconnu ne pas avoir touché une toile depuis un bon moment. Elle dira elle-même qu'elle avait une autre œuvre plus importante à accomplir: la naissance de son fils, Raphaël, aujourd'hui âgé de 1 an. Forte de cette nouvelle reconnaissance, elle avoue maintenant se sentir adoubée d'une nouvelle énergie.
«C'est sûr que c'est très encourageant pour recommencer la production d'œuvres. Ce soir (samedi soir), des gens ont déclaré qu'ils aimaient ma toile. Ça fait beaucoup de bien», a souligné la jeune femme tremblante d'émotions.
Un tableau de David Skyrie de Grand-Barachois, intitulé Totem rouge, a en outre trouvé preneur pour 2000 $. L'œuvre Soir d'hiver, du parrain du FAVA, Herménégilde Chiasson, a quant à elle été adjugée à 1000 $. Les recettes de cette dernière seront versées à parts égales au Fonds de l'entraide de la Péninsule acadienne et au FAVA.
Les têtes des encanteurs mises à prix pour 1800 $
La sculpture de Marielle Poirier rendant hommage aux deux encanteurs du FAVA, Bernard Thériault et Clarence LeBreton, a causé une certaine frénésie, samedi soir. Les enchères étaient principalement polarisées entre trois acheteurs potentiels. Les têtes des deux hommes ont finalement trouvé preneur pour 1800 $.
Rencontrés tout juste après la vente à l'encan, les deux hommes semblaient ravis que leurs visages se retrouvent dans le foyer de l'heureux acheteur, et à un prix fort.
«Ça faisait bizarre d'encanter une œuvre qui nous représente. Mais nous sommes très heureux du résultat», a mentionné un Bernard Thériault encore sur l'adrénaline.
Les deux encanteurs ont par ailleurs souligné à quel point, d'une année à l'autre, l'encan, comme l'ensemble du FAVA, regorgeait de belles surprises.
«Le FAVA est un grand et bel événement pour lancer la saison estivale», a attesté Clarence LeBreton.
Rappelons que pour la première fois de son histoire, le FAVA s'est associé à une cause d'intérêt communautaire. Pour cette première expérience, les organisateurs ont choisi le Fonds de l'entraide de la Péninsule acadienne. Le FAVA remettra 5 % des recettes de la vente à l'encan à l'organisme, qui appuie financièrement des personnes et des familles de la région qui doivent se déplacer à l'extérieur pour cause de maladie ou autre. Les artistes ajoutent 2,5 % de leurs parts de recettes personnelles. Donc, sur les 22 115 $ de la vente de samedi soir, un peu plus de 1600 $ iront au Fonds d'entraide.
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