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2 septembre 2010
 
Arts et spectacles
le mardi 11 août, 2009
Carolyne Jomphe: l'Acadie assumée
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Carolyne Jomphe est de passage, ces jours-ci, dans la Péninsule acadienne. (Archives)

CARAQUET - Carolyne Jomphe aime profiter de la vie. La chanteuse acadienne originaire de Havre-Saint-Pierre, en Côte-Nord au Québec, savoure chaque moment professionnel et personnel au présent. Elle se permet aussi de rêver. L'Acadie fait bien sûr partie de son imaginaire comme de son sang, mais aujourd'hui de manière plus réelle. Parce qu'elle sait un peu mieux d'où elle vient.

Carolyne Jomphe est de passage, ces jours-ci, dans la Péninsule acadienne. En cette période de festivités du Congrès mondial acadien (CMA), sa présence au milieu de ses cousins éloignés a un petit quelque chose de spécial pour elle.

«En fait, toutes les fois que je viens ici, c'est tout le temps beau toutes les années. Pour moi, venir ici c'est sacré. Et ça va le rester très longtemps», affirme Carolyne Jomphe.

Nous l'avons dit, Carolyne Jomphe est native de Havre-Saint-Pierre. La Basse-Côte-Nord regorge de petits villages fondés par des Madelinots ou des Acadiens de la diaspora. Dans sa région natale, la chanteuse soutient que la population se sent plus acadienne que québécoise.

«J'ai grandi dans un petit village acadien très isolé du reste du monde. Quand je viens ici et que je vois des milliers de personnes crier haut et fort que l'Acadie existe et qu'elle est là pour rester, ça me tire les larmes presque chaque fois!», confie Carolyne Jomphe.

Musicalement, la chanteuse a senti le besoin, au début de sa carrière, de se connecter avec ses racines. Ses chansons étaient spécialement écrites pour expliquer d'où elle venait, et surtout de quel peuple elle était descendante. Aujourd'hui, elle ne ressent plus cette urgence de manière aussi forte. Son dernier album, Homo complexus, lancé en mars, témoigne, selon elle, de son évolution par rapport à sa quête identitaire.

«Aujourd'hui, dans ma musique, je parle davantage de comment je vois la vie aujourd'hui. Il y a des chansons aux thèmes humoristiques, mais aussi plus sérieuses. Finalement, c'est un petit peu l'évolution de ma carrière et de ma vie personnelle», explique Carolyne Jomphe.

Le hasard a voulu que la chanteuse fasse de multiples rencontres alors qu'elle était en train de concocter son dernier opus. De son propre aveu, tout est tombé «pile» dans le bon temps. Zachary Richard lui a notamment donné la chanson Un beau jour, celle qu'elle interprétait à la fin du générique de la série Cœur batailleur diffusée à Radio-Canada. Le hasard a également voulu que les parents de Lynda Lemay la voient à la télévision. Ils sont tombés sous le charme de la chanteuse à la chevelure rouge.

«Ses parents lui ont parlé de moi. Lynda Lemay, c'est mon idole! Elle a voulu me rencontrer, ce que nous avons fait alors qu'elle donnait un spectacle à l'Olympia de Paris. Elle m'a fait des éloges incroyables sur mon travail et elle a voulu me donner une chanson (L'amitié, en duo avec Lina Boudreau)», raconte Carolyne Jomphe.

Mais c'est sa rencontre avec Dick Rivers qui l'a le plus surprise.

«Nous enregistrions tous les deux au même studio, en France. Je l'ai croisé, un moment donné. Je lui ai dit à quel point j'aimais ce qu'il faisait. Il m'a offert d'enregistrer une chanson avec moi (Faire un pont, version de Country Road)», indique Carolyne Jomphe.

L'ex-académicien Marc Angers a également participé à l'album, pour lequel Carolyne Jomphe caresse de grands projets.

«En Europe, pour moi, ça va très bien en ce moment, et de mieux en mieux. Je compte lancer mon album là-bas à l'automne ou au printemps», précise-t-elle.

Pour l'heure, Carolyne Jomphe sera en spectacle ce soir, à 20 h, à la salle Mathieu-Duguay de Lamèque, dans le cadre du CMA. Auparavant, en après-midi, elle visitera le Club de l'âge d'or de la municipalité, à 13 h. Demain, à 20 h, elle sera sur le Bot' à Chansons, à Caraquet.

 

 
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