Publicité
11 mars 2010
 
Arts et spectacles
le vendredi 29 janvier, 2010
Musique
Une symphonie inédite
Portrait de sylvie_mousseau
Par: Sylvie Mousseau
Cliquez la photo pour l'agrandir
Michel Deschênes dirige l'Ensemble de percussions de l'Université de Moncton. (L’Acadie NOUVELLE: Sylvie Mousseau)

MONCTON - Pour son 20e anniversaire, l'Ensemble de percussions de l'Université de Moncton, dirigé par Michel Deschênes, s'attaque à un projet d'envergure; une symphonie inédite de Richard Gibson, pour 24 percussionnistes.

Lors de la première répétition générale, cette semaine, avec le compositeur et le directeur de l'ensemble, Michel Deschênes, une grande fébrilité régnait dans la salle.

«C'est un défi colossal parce que je ne suis pas habitué de diriger une pièce avec autant de musiciens que ça. Ça demande une grande concentration. D'après ce que j'ai entendu ce soir, il y a beaucoup de nuances qu'il faut arranger et il va falloir qu'on travaille certaines dynamiques», a déclaré Michel Deschênes à la fin de la répétition.

C'était la première fois que les musiciens passaient à travers l'ensemble de l'œuvre de Richard Gibson. Chaque percussionniste joue un rôle crucial dans cette symphonie en trois mouvements. D'après le compositeur de Moncton, très peu de symphonies ont été composées pour des percussions. Il y en a peut-être une ou deux dans le monde.

«Habituellement, dans les orchestres symphoniques, les percussions sont un peu comme les épices. Dans cette œuvre de Richard Gibson, ce sont les percussionnistes qui jouent en solo», a indiqué Michel Deschênes.

D'après celui-ci, Richard Gibson a écrit une œuvre très contemporaine et complexe. À la première écoute, on a le sentiment d'être devant un univers musical complètement éclaté.

«Il va falloir répéter intensément pour avoir ça plus solide, mais pour une première fois, c'était bien», a poursuivi Michel Deschênes.

Pour créer cette œuvre, Richard Gibson s'est inspiré du travail d'autres compositeurs, mais surtout des percussionnistes eux-mêmes et des instruments disponibles. «Le défi est de trouver une certaine homogénéité de sons et, en même temps, d'exploiter les différentes couleurs et de contrôler toute la richesse sonore», a précisé le compositeur.

En créant cette œuvre, Richard Gibson a voulu souligner le talent des percussions du Nouveau-Brunswick. Cette symphonie rassemble plusieurs générations de musiciens. Certains étudiants en sont à leurs débuts au Département de musique, alors que d'autres terminent. Michel Deschênes a fait appel à 10 musiciens professionnels et anciens du Département de musique. On retrouve, entre autres, Chris Mersereau,

Glen Deveau et Pierre-Guy Blanchard.

«J'aurais pu choisir des étudiants à Mount Allison, où j'enseigne également, mais j'avais envie que ce soit tous des francophones qui sont passés par le Département de musique de l'Université de Moncton. Je trouve ça tripant qu'on réussisse à monter cette oeuvre en famille.»

Glen Deveau estime qu'il est rare d'entendre une œuvre seulement pour des percussions. «Cela permet de voir toutes les possibilités rythmiques et mélodiques. C'est moderne et le défi est de mettre tout ça ensemble pour rendre justice à ce que Richard Gibson a dans la tête», a mentionné Glen Deveau.

Les étudiants sont enthousiastes face à ce grand concert. Selon Joey Roy, qui joue des marimbas, les sonorités sont nouvelles et différentes de ce qu'ils jouent habituellement.

«Nous sommes habitués d'être au maximum 12, là nous serons 24. Ça va être plaisant parce que nous allons avoir la chance de jouer avec des anciens», a ajouté Patrick Gaudet, qui joue des tambours de frein.

En bref... La Symphonie no 2 pour percussions de Richard Gibson sera présentée en première le 20 mars, au Centre de célébration Wesleyan, une salle de 1808 places. D'autres œuvres seront au programme de ce concert.

 
 
Autres nouvelles sous arts et spectacles
 
 
 
Commentaires (0):
Aucun commentaire
 
 
 
Publicité
 
 
 
 
Publicité