PARIS – L’un des derniers géants de la chanson française du XXe siècle disparaît. Entre poésie et engagement, Jean Ferrat, mort à l’âge de 79 ans, était entré depuis longtemps au patrimoine avec La Montagne, C’est beau la vie, Nuit et Brouillard ou Aimer à perdre la raison.
Enseigné dans les écoles mais loin des médias, ce fou d’Aragon est mort samedi en début d’après-midi à l’hôpital d’Aubenas, au coeur de cette Ardèche où le chanteur contestataire s’était installé au début des années 1970.
Il était né Jean Tenenbaum, le 26 décembre 1930 à Vaucresson dans les Hauts-de-Seine, et avait passé son enfance à Versailles. Son père, un immigré russe, travaille comme artisan joaillier, sa mère comme ouvrière dans une usine de fleurs artificielles.
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