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2 septembre 2010
 
Canada
le dimanche 7 février, 2010
Le représentant du Canada à Londres était contre le bannissement de Galloway
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George Galloway. ASSOCIATED PRESS/Alastair Grant

OTTAWA - L'interdiction de séjour prononcée l'an dernier par le gouvernement canadien contre un député britannique controversé ne faisait pas l'unanimité.

Le haut-commissaire canadien à Londres, c'est-à-dire l'ambassadeur du pays, Jim Wright, était catégoriquement opposé à l'émission d'une interdiction de séjour contre George Galloway, sous prétexte qu'il avait financé le Hamas, une organisation politique palestinienne considérée comme terroriste.

Selon M. Wright, la mesure n'aurait fait que donner une meilleure tribune au volubile politicien que même ses concitoyens ne prennent pas au sérieux.

Au plus fort de la controverse, le haut-commissaire a écrit dans un courriel à un fonctionnaire du Bureau du Conseil privé, le ministère du premier ministre, que les Britanniques seraient peut-être surpris par une telle décision du gouvernement canadien, surtout que les Etats-Unis avaient prévu laisser M. Galloway aller prononcer des discours dans plusieurs grandes universités américaines.

George Galloway, défenseur notoire du peuple palestinien, a appris en mars dernier qu'il ne pourrait pas entrer au Canada pour donner une série de conférences parce qu'il avait fourni un soutien financier au Hamas, qui figure sur la liste des organisations terroristes. Le député britannique avait été contraint de s'adresser à ses admirateurs canadiens par le biais d'une vidéoconférence depuis New York.

L'organisme Toronto Coalition to Stop War, qui avait invité le controversé politicien à prendre la parole à Toronto et à Mississauga, s'est joint à d'autres partisans de M. Galloway afin de contester la décision du gouvernement fédéral devant les tribunaux. La cause devrait être entendue en avril.

 
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