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2 septembre 2010
 
Opinions
le lundi 1 février, 2010
Les princes en exil
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Dans les journaux, certaines personnes se plaignent du man­que de services en fran­çais dans les commerces du sud-est de la province, des circu­laires unilingues anglais, etc.

Quiconque travaille dans le domaine de la vente au détail peut témoigner du fait que la clientèle, en général, est de plus en plus difficile à satisfai­re. Les gens sont souvent pres­sés, impatients, exigeants et même déplaisants. Ils ne se gê­nent pas non plus pour dé­baller leurs frustrations sur

les commis, puisque, supposément, «le client a toujours raison».

Plusieurs d'entre nous en­trent dans un magasin et de­mandent à se faire «servir» en exigeant que les autres s'adap­tent à nous, à notre ego, à notre langue maternelle et à tous nos autres petits capri­ces.

Pourquoi ne pas plutôt es­sa­yer d'être reconnaissants que quelqu'un nous offre de nous aider à trouver ce que nous cherchons? Avec de la bonne volonté, on réussit toujours à se faire comprendre.

Les gens du sud-est du Nouveau-Brunswick vivent en harmonie depuis des années sans trop de difficulté, mais depuis le début de la migration massive du Nord vers le Sud, les plaintes ne cessent d'augmenter. Plutôt que de s'adapter à la région et à ses coutumes, ces nouveaux arri­vants ont tendance à agir com­me des princes en exil et à exi­ger que les autres s'adaptent à eux.

À propos des circulaires... Dernièrement, Princesse Auto nous offrait en première page de son circulaire version fran­çaise un «ensemble cric-bou­teille, chandelles et cales de roues».

À mon avis, ici, dans notre région, au moins neuf personnes sur dix ont envoyé directement ce circulaire à la poubel­le.

Peut-on vraiment imaginer le jour où un bricoleur ou un mécanicien de n'importe où dans la province va dire à son ami: «Georges, veux-tu me pas­ser le cric-bouteille, une chandelle et deux cales de roues, s'il te plaît, mon pote?»

BERNARD CORMIER

Notre-Dame-de-Kent

 
 
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Commentaires (1):

«Plusieurs d'entre nous en­trent dans un magasin et de­mandent à se faire «servir» en exigeant que les autres s'adap­tent à nous, à notre ego, à notre langue maternelle et à tous nos autres petits capri­ces
 

Notre langue maternelle, un petit caprice... Vraiment ?

Il n'y a que «Les gens du sud-est du Nouveau-Brunswick» pour proférer pareille énormité.

 Mettons un terme à l’exil des princes du Nord vers le Sud-Est et il ne restera bientôt plus au pays du chiac que des roturiers ‘ natif-natals’ comme le signataire de cette lettre à  l’opinion du lecteur qui auront honte de leurs racines,  et plus personne ne demandera à être servi en en français, même à Notre-Dame de Kent, alors que dans la Péninsule acadienne cela continuera à aller de soi.

V.

 

 
 
 
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