Dans les journaux, certaines personnes se plaignent du manque de services en français dans les commerces du sud-est de la province, des circulaires unilingues anglais, etc.
Quiconque travaille dans le domaine de la vente au détail peut témoigner du fait que la clientèle, en général, est de plus en plus difficile à satisfaire. Les gens sont souvent pressés, impatients, exigeants et même déplaisants. Ils ne se gênent pas non plus pour déballer leurs frustrations sur
les commis, puisque, supposément, «le client a toujours raison».
Plusieurs d'entre nous entrent dans un magasin et demandent à se faire «servir» en exigeant que les autres s'adaptent à nous, à notre ego, à notre langue maternelle et à tous nos autres petits caprices.
Pourquoi ne pas plutôt essayer d'être reconnaissants que quelqu'un nous offre de nous aider à trouver ce que nous cherchons? Avec de la bonne volonté, on réussit toujours à se faire comprendre.
Les gens du sud-est du Nouveau-Brunswick vivent en harmonie depuis des années sans trop de difficulté, mais depuis le début de la migration massive du Nord vers le Sud, les plaintes ne cessent d'augmenter. Plutôt que de s'adapter à la région et à ses coutumes, ces nouveaux arrivants ont tendance à agir comme des princes en exil et à exiger que les autres s'adaptent à eux.
À propos des circulaires... Dernièrement, Princesse Auto nous offrait en première page de son circulaire version française un «ensemble cric-bouteille, chandelles et cales de roues».
À mon avis, ici, dans notre région, au moins neuf personnes sur dix ont envoyé directement ce circulaire à la poubelle.
Peut-on vraiment imaginer le jour où un bricoleur ou un mécanicien de n'importe où dans la province va dire à son ami: «Georges, veux-tu me passer le cric-bouteille, une chandelle et deux cales de roues, s'il te plaît, mon pote?»
BERNARD CORMIER
Notre-Dame-de-Kent
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«Plusieurs d'entre nous entrent dans un magasin et demandent à se faire «servir» en exigeant que les autres s'adaptent à nous, à notre ego, à notre langue maternelle et à tous nos autres petits caprices.»
Notre langue maternelle, un petit caprice... Vraiment ?
Il n'y a que «Les gens du sud-est du Nouveau-Brunswick» pour proférer pareille énormité.
Mettons un terme à l’exil des princes du Nord vers le Sud-Est et il ne restera bientôt plus au pays du chiac que des roturiers ‘ natif-natals’ comme le signataire de cette lettre à l’opinion du lecteur qui auront honte de leurs racines, et plus personne ne demandera à être servi en en français, même à Notre-Dame de Kent, alors que dans la Péninsule acadienne cela continuera à aller de soi.
V.