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2 septembre 2010
 
Opinions
le mardi 2 février, 2010
Des droits durement acquis
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J'ai eu un sursaut en lisant la lettre de Pauline Diotte, ce matin (le vendredi 29 janvier). 

«... qu'en est-il de ma langue (bilingue)?» sous le titre «Un débat qui divise».

Le français est une langue, l'an­glais est une langue, le bilinguisme ne l'est pas. Mme Diotte voulait peut-être simplement dire qu'elle parlait le français et l'anglais.

Je dois vous dire que lors de mes péripéties avec un cancer, j'ai fortement apprécié être soignée dans ma langue maternelle, le français, à la Régie Beauséjour.

Oui, nous sommes une provin­ce bilingue et les droits des deux communautés linguistiques du Nouveau-Brunswick sont précieu­sement protégés dans notre Con­stitution canadienne.

En effet, la Loi reconnaissant l'éga­lité des deux communautés linguistiques officielles au N.-B. a été enchâssée dans notre Cons­titution au printemps 1993, à l'article 16.1 de la Charte canadienne des droits et libertés.

Il ne faut rien tenir pour acquis. C'est en cédant du terrain qu'on perd, petit à petit, nos droits si durement acquis.

JULIE-ANNE THÉBEAU-ROBICHAUD

Richibouctou

 
 
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