Réponse à Mme Pauline Diotte (opinion du vendredi 29 janvier). J'espère que vous ne m'en voudrez pas d'être simplement bilingue! Mon bilinguisme me permet cependant de comprendre assez bien la réalité des deux groupes linguistiques.
Je suis bilingue, je parle à mes voisins anglophones, mais cela ne m'empêche pas de me sentir libre et bonne citoyenne, même si je préfère vivre en français et que j'adhère de tout cœur aux projets de la communauté acadienne. Vous vous dites extrême bilingue et parlez de votre «combat depuis 30 ans»... Votre combat pour faire en sorte que les francophones s'assimilent parfaitement à l'anglais? Pour retourner aux années 1970, quand tout se passait en anglais, que les francophones étaient muets, et que tout allait si bien...!
Dans le débat actuel sur la prise en charge des soins de santé par la communauté acadienne, évitons de blâmer Shawn Graham pour les petits progrès que nous sommes (peut-être) en voie de réaliser. M. Graham ne fait que se débattre – tant bien que mal! – devant le mouvement de solidarité acadienne et francophone qui exprime de mieux en mieux ses revendications légitimes. Nous comprenons mieux aujourd'hui que le gouvernement, c'est nous, et que c'est nous seuls qui pouvons et devons assumer la difficile tâche d'ébranler sa complaisance!
ADRIENNE DEVEAU
Bathurst
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